Publiée le 13/09/2019

 

L’ensemble du territoire français connait actuellement des déficits importants d’eau. Pour preuve, 87 départements connaissent des restrictions, soit près de 200 arrêtés préfectoraux en cours.

Les bassins versant de la Sarthe amont, de la Sarthe aval et de l’Huisne ne font pas exception, puisqu’ils disposent d’arrêtés préfectoraux sur une partie de leurs territoires en vue de préserver la ressource.

Il est d’abord nécessaire de savoir que la mise en œuvre des débits seuils de vigilance, d’alerte, d’alerte renforcée et de crise n’a normalement pour objectif que de servir à gérer de vraies crises hydroclimatiques, soit en moyenne 8 années sur 10. Au-delà, une gestion structurelle des usages de l’eau doit être mise en place, en se basant sur les études volumes prélevables (volume, ressource sollicitée, période de prélèvement et répartition entre les usages) menées par les SAGE.

Depuis août, la situation est tendue sur le secteur Sarthe amont dans le département de la Sarthe, qui a été et est de nouveau en crise, interdisant de ce fait de nombreux usages, dont l’irrigation agricole. Depuis le 9 septembre, le bassin sarthe amont dans l'Orne est en crise (en alerte renforcée depuis août), d'autant que l'enjeu eau potable y est prégnant puisqu'une bonne part de la population bénéficie de l'eau de la Sarthe pour son alimentation.

Sur l'Huisne, le secteur Dué Narais a été en crise début août et début septembre, pour revenir en alerte renforcée, confirmant ainsi la sensibilité de ce bassin aux enjeux quantitatifs identifiés par la CLE.

Concernant Sarthe aval, la situation est plus contrastée concernant les arrêtés préfectoraux, où il est ainsi mis en avant l’urgence de prendre en compte l’étude volumes prélevables menée par la CLE. Pour exemple le bassin de la Vègre est passé de l’état d’alerte renforcée début août, pour revenir en vigilance et repasser en alerte renforcée, signe de la nécessité d’affiner les seuils comme le préconise le SAGE.

Une année à nouveau difficile sur les aspects quantitatifs, qui impactent bien entendu également la qualité de nos cours d’eau. Ainsi, à l’instar des commissions locales de l’eau qui promeuvent des volumes prélevables, il semble indispensable que chacun d’entre nous prennent conscience de cette ressource quantitativement fragile, même aux portes de la Normandie !

Il nous faut, à chacun de nos niveaux, être économe sur cette ressource et d'autant plus en ce moment, quitte à voir ses géraniums déperrir ou son plan d'eau baissé de niveau...

Pour consulter les arrêtés de restriction d’eau : http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/propluvia/faces/index.jsp

Consultez aussi les mesures prises par les préfectures :